Il est curieux de voir à quel point, même dans un moment de danger physique, notre esprit peut s’appliquer à interroger ou analyser ce qui se passe autour de nous. Ce moment de suspension, de ralenti du temps, durant lequel en une fraction seconde, toutes les possibilités passent devant nos yeux.
A plusieurs reprises, il se surprend à être plus concentré sur la dame au t-shirt vert du premier rang ou à l’homme qui tousse au loin, au lieu d’envisager la meilleure façon de réaliser la figure. D’autres fois, c’est le cerveau qui tente d’analyser en quelques secondes les innombrables manières de chuter et de se rattraper sans se blesser.
Ou encore durant ces moments d’extrême fatigue, quand la folie due à l’épuisement, lui donne le sentiment d’avoir neuf vies.

A l’inverse, il y a certains jours où, rattrapé par les responsabilités familiale, la peur le tétanise. Comment s’élancer dans une acrobatie si dangereuse en ayant si peur peur de mourir et d’abandonner son enfant ?

Toutes ces expériences, étonnamment, finissent toujours d’une agréable manière. L’acrobatie se fait, le public applaudit et Lucas n’a qu’une envie : recommencer…

QUELQUES PISTES

Inspiré par le mouvement « Body Art », à son apogée dans les années 70, la performance s’est imposée comme l’outil nécessaire à la réalisation de ce projet.
Reproduire plusieurs dizaine de fois le même mouvement sur un temps donné et chacun aura sa propre historie à raconter. Ce chemin est certes périlleux mais idéal pour permettre aux spectateurs de ressentir l’instant via la répétition. Créer un lien de proximité afin de pouvoir jouer avec eux en les intégrant dans l’histoire de l’acrobate. Complice de l’exploit, de la fatigue, ou de la chute…

Durant l’hiver 2021/2022, Lucas B. se produit plus d’une centaine de fois, cette période va lui permettre de poursuivre son collectage et d’entamer l’écriture de son monologue avant de la partager avec Clément Dazin et d’imaginer ensemble ce que sera le solo « Fear » (titre provisoire).
Dans un second temps et dès les premières résidences, nous souhaitons présenter publiquement la matière existante, poursuivre la collecte et continuer le travail d’écriture. Ce même cycle pourra se répéter deux fois dans une même semaine.
La présentation pourra se faire au plateau ou dans des espaces non dédiés. En intérieur ou en extérieur, avec ou sans lumière et devant le jeune et le tout public. Chaque évènement extérieur sera matière à jouer, sera une nouvelle direction pour la suite de la performance. Cette exploration se fera à la manière d’un clown, toujours en proximité avec le public.

UN PROJET PORTÉ PAR
LUCAS BERGANDI ET CLÉMENT DAZIN

Equipe
Co-écriture et jeu Lucas Bergandi Co-écriture et mise en scène Clément Dazin
Administration, production, diffusion La Magnanerie – Victor Leclère, Anne Herrmann, Martin Galamez, Lauréna de La Torre et Sarah Bigot

Mentions
Production La Main de l’Homme Coproduction (en cours), Plateforme 2 Pôles Cirque
en Normandie – La Brèche, Cherbourg

Contact production : La Magnanerie – www.magnanerie-spectacle.com
victor@magnanerie-spectacle.com / +33 (0) 1 43 36 37 12